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Téléphone au volant : l’autorégulation propre à la conduite compte

Photo du rédacteur: François Marin
François Marin
il y a 18 heures
2 min de lecture

Deux études par questionnaire

Lazuras et ses collègues ont examiné, dans deux enquêtes britanniques, le lien entre l’autorégulation propre à la conduite, l’utilisation du téléphone et le vagabondage mental. La première étude comptait 296 conducteurs et la seconde 309.

Dans la première, une meilleure autorégulation spécifique à la conduite était associée à moins d’envoi de messages et d’appels au volant, au-delà des autres facteurs examinés. Dans la seconde, elle était associée à moins de vagabondage mental. Celui-ci était lui-même associé à davantage d’appels et de messages ; le lien avec l’envoi de messages était plus faible chez les conducteurs rapportant une meilleure autorégulation propre à la conduite.

Préparer la décision avant le trajet

La distinction pratique proposée est celle entre une stratégie préparée avant le départ et une résistance à exercer à chaque notification. Un exercice peut comparer deux scénarios : le conducteur range son téléphone et prévoit comment rester joignable avant de démarrer ; ou il le garde accessible et compte résister aux sollicitations pendant le trajet.

La discussion porte alors sur les habitudes, les déclencheurs et les moyens concrets de réduire l’exposition à la tentation : couper les notifications, activer un mode de conduite, ranger l’appareil ou convenir à l’avance d’une réponse après l’arrivée. Cette comparaison est une transposition pédagogique ; elle n’a pas été testée directement dans ces études.

Intérêt et limites pour l’évaluation

Ces travaux invitent à distinguer l’autorégulation générale de la capacité à contrôler son comportement dans le contexte particulier de la conduite. Ils ne permettent toutefois pas de diagnostiquer une difficulté d’autorégulation à partir d’une infraction unique.

Les deux études reposent sur des questionnaires et établissent des associations, pas une causalité. Elles ne démontrent pas qu’un entraînement à l’autorégulation réduirait les accidents ou la récidive.

Référence

Lazuras, L., Poulter, D., Ypsilanti, A., Hawkins, O. & Rowe, R. (2026). Mobile phone use while driving: the role of driving self-regulation. Transportation Research Part F: Traffic Psychology and Behaviour, 123, 103834. DOI : 10.1016/j.trf.2026.103834. Notice et résumé : https://eprints.whiterose.ac.uk/id/eprint/246375/

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