top of page

Réunion en visioconférence au volant : une distraction professionnelle qui dégrade la conduite

Photo du rédacteur: François Marin
François Marin
il y a 18 heures
2 min de lecture

Une étude en simulateur sur les tâches professionnelles

Irwin et ses collègues ont étudié 52 conducteurs titulaires du permis dans trois conditions simulées : conduite sans tâche secondaire, consultation de messages écrits ou vocaux, et participation à une réunion Microsoft Teams.

Les deux tâches secondaires augmentaient la charge de travail et l’anxiété déclarées, réduisaient l’attention visuelle portée à la route et entraînaient des regards plus fréquents et plus longs hors de la chaussée, y compris des regards de plus de deux secondes.

La stabilité latérale du véhicule se dégradait davantage pendant la réunion virtuelle que dans les deux autres conditions. Dans la condition messages, les participants augmentaient leur intervalle de suivi du véhicule précédent, une adaptation compensatoire qui n’était pas observée de la même manière pendant la réunion.

Au-delà du téléphone tenu en main

L’étude rappelle qu’une tâche peut détourner l’attention même lorsque le conducteur ne manipule pas continuellement l’appareil. Écouter, suivre une discussion professionnelle ou préparer une réponse sollicite des ressources attentionnelles et peut modifier le contrôle du véhicule.

En stage, on peut comparer les exigences d’un appel personnel, de messages professionnels et d’une réunion virtuelle, puis demander ce qui rend difficile le fait de refuser ou de reporter une communication au volant.

Pistes pour les conducteurs professionnels

L’entretien peut explorer la disponibilité attendue par l’employeur, les sollicitations pendant les trajets, la pression temporelle et la possibilité réelle de couper ou différer une communication.

Pour la prévention, une stratégie préparée avant le départ — par exemple annoncer son indisponibilité et reporter la réunion — peut éviter de devoir arbitrer entre la route et chaque sollicitation en situation.

Limites

Les résultats proviennent d’un simulateur et d’un échantillon de 52 conducteurs. Ils documentent des changements d’attention et de contrôle dans des conditions expérimentales, mais ne mesurent pas directement l’incidence des accidents en circulation réelle.

Référence

Irwin, C., Stainer, M., Seccombe, J. et al. (2026). Effects of performing work-related secondary tasks during simulated driving: Comparison of text/voicemail and virtual meeting engagement. Traffic Injury Prevention, publié en ligne le 16 octobre 2026. DOI : 10.1080/15389588.2026.2744811. PubMed, PMID 42886543 : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/42886543/

Posts récents

Voir tout

Commentaires


bottom of page