Somnolence au volant : quatre adultes sur dix méconnaissent des signes d’alerte

Les principaux résultats
La National Sleep Foundation estime que 61 % des adultes américains ont déjà conduit alors qu’ils étaient trop somnolents pour rester correctement vigilants ; 15 % déclarent que cela leur arrive au moins une fois par mois. Environ quatre personnes sur dix ne reconnaissent pas chacun des signes d’alerte examinés, comme les clignements fréquents ou les paupières lourdes, le hochement de tête, les bâillements répétés, la difficulté à se concentrer et les écarts de trajectoire.
Le rapport relève aussi que 62 % des répondants s’inquiètent d’un possible mésusage des données issues des systèmes embarqués de surveillance de la vigilance.
Une publication de 2026 fondée sur des enquêtes antérieures
Le rapport a été publié en octobre 2026, mais ses estimations proviennent notamment de deux enquêtes représentatives menées par Ipsos KnowledgePanel : 1 372 adultes interrogés du 19 au 30 septembre 2024 et 2 145 adultes interrogés du 17 septembre au 5 octobre 2025. Les chiffres ne correspondent donc pas à une enquête entièrement réalisée en 2026.
Le « quatre sur dix » signifie qu’environ 40 % des répondants ne reconnaissent pas chacun des signes testés ; cela ne signifie pas que les mêmes personnes méconnaissent nécessairement tous ces signes. Le rapport décrit des comportements et des connaissances déclarés : il ne teste pas l’efficacité d’un programme de formation.
Pistes pour les stages
Une courte séquence peut distinguer la fatigue ressentie, les premiers signes de somnolence et les manifestations d’une perte de vigilance. Les participants peuvent identifier les signes qui devraient conduire à interrompre le trajet, puis discuter de solutions prévues à l’avance.
L’enjeu est de réagir avant le premier écart de trajectoire ou l’assoupissement. Pour les entretiens psychotechniques, il est également utile de distinguer une performance attentionnelle observée pendant un test d’une altération ponctuelle liée au manque de sommeil : un résultat isolé ne suffit pas à conclure à un trouble durable.
Référence
National Sleep Foundation (2026). 2026 Drowsy Driving Report: Technology, Policy, and Public Readiness for Action. Rapport et méthodologie : https://www.thensf.org/wp-content/uploads/2026/10/NSF-DDPW-Report-102026.pdf. Présentation des résultats : https://www.thensf.org/drowsy-driving-prevention/
Commentaires