Amendes routières 2026 : le barème complet et les retraits de points


En 2026, les contraventions routières vont de 11 € à 200 € selon la classe de l’infraction, et un excès de vitesse peut coûter de 1 à 6 points sur votre permis. Depuis 2024, les dépassements de moins de 5 km/h n’entraînent plus de retrait de point, même si l’amende reste due. Pour vérifier chaque montant, les textes de référence sont consultables sur Légifrance.
En bref:
Depuis 2024, les infractions de moins de 5 km/h au-dessus de la limite n’entraînent plus de retrait de points, mais restent passibles d’une amende.
En cas de dépassement de 50 km/h, l’amende minimum est de 200 € avec un retrait de six points et un risque de suspension de permis individuel.
La vitesse excédant de 20 km/h ou plus la limite autorisée entraîne systématiquement un retrait de points compris entre 1 et 6, selon l’ampleur de l’excès.
La majorité des infractions courantes comme l’usage du téléphone ou le non-port de la ceinture coûtent 135 € et retirent 3 ou 4 points, sauf pour la conduite en état d’ivresse ou sous stupéfiants.
La récupération des points peut se faire par un stage volontaire ou automatique après une période sans infraction, mais la vérification régulière du relevé d’information reste essentielle.
Table des matières
Le tableau des amendes et des pertes de points en 2026
Ce tableau reprend les valeurs fixées par le barème des amendes forfaitaires et par les dispositions sur le permis à points.
Ce tableau ne couvre pas tous les cas particuliers : certaines infractions relèvent d’une contravention de 5e classe pouvant aller jusqu’à 1 500 €, voire de délits jugés par un tribunal quand l’excès de vitesse dépasse 50 km/h ou que le taux d’alcool franchit un certain seuil. Le Code de la route consolidé précise ces distinctions article par article.
Retenez ce point essentiel : depuis la réforme de 2024, rouler à moins de 5 km/h au-dessus de la limite autorisée entraîne toujours une amende, mais plus aucun retrait de point. Cette exemption a changé la physionomie des infractions les plus courantes, celles enregistrées par les radars automatiques en marge de tolérance.
Comment fonctionne le barème détaillé des excès de vitesse
Le montant d’une amende pour excès de vitesse dépend de l’ampleur du dépassement, mais aussi du lieu où l’infraction est constatée. En agglomération, un dépassement de 20 km/h a plus de conséquences qu’en rase campagne, car la marge de sécurité y est plus réduite. Le barème officiel des retraits de points distingue six tranches précises.
Moins de 5 km/h : amende de 11 € (1re classe), aucun retrait de point depuis 2024.
De 5 à 19 km/h : amende de 135 €, retrait d’un point.
De 20 à 29 km/h : amende de 135 €, retrait de deux points.
De 30 à 39 km/h : amende de 135 €, retrait de trois points.
De 40 à 49 km/h : amende de 135 €, retrait de quatre points.
50 km/h et plus : amende de 200 € au minimum, retrait de six points, avec passage possible en délit si le dépassement est majeur ou répété.
Ce chiffre donne la mesure du poids que la vitesse occupe dans les statistiques du permis à points.
Un dépassement de 50 km/h ou plus peut également entraîner une suspension administrative du permis, prononcée par le préfet, indépendamment du retrait de points; dans ces cas, il est important de bien comprendre comment récupérer votre permis après un accident. Si le juge est saisi, il peut aggraver la sanction, notamment en cas de récidive dans un délai d’un an. Dans ces situations, mieux vaut se faire accompagner, car les conséquences dépassent largement le simple paiement d’une amende.
Alcool, stupéfiants, téléphone : les autres infractions qui coûtent cher
Au-delà de la vitesse, plusieurs infractions reviennent fréquemment dans les statistiques et pèsent lourd sur le solde de points. Voici les principales, avec leurs montants et leurs conséquences.
Alcoolémie entre 0,2 g/l et 0,8 g/l : amende forfaitaire de 135 € et retrait de 6 points, selon Service-public.fr.
Alcoolémie à 0,8 g/l ou plus : qualification de délit, avec amende pouvant atteindre 4 500 € et peine d’emprisonnement possible.
Conduite sous stupéfiants : délit systématique, retrait de 6 points et sanctions pénales indépendamment du taux constaté.
Usage du téléphone tenu en main : amende de 135 € et retrait de 3 points.
Non-port de la ceinture de sécurité : amende de 135 € et retrait de 3 points.
Franchissement d’un feu rouge : amende de 135 € et retrait de 4 points.
La différence entre contravention et délit change tout : une contravention se règle par une amende forfaitaire, tandis qu’un délit implique une comparution devant un tribunal, avec des conséquences qui peuvent aller jusqu’à la suspension ou l’annulation du permis. Pour approfondir le sujet de la conduite sous l’emprise de l’alcool ou de stupéfiants et ses suites pénales, vous pouvez consulter notre article dédié à la réponse pénale.
Payer, obtenir une minoration ou contester une amende
Une fois le procès-verbal reçu, plusieurs options s’offrent à vous selon votre situation et vos délais de réaction.
Payez dans les 15 jours pour bénéficier d’une minoration de l’amende forfaitaire, ramenant par exemple 135 € à un montant réduit.
Réglez avant 45 jours si vous ratez le premier délai, mais sans la minoration.
Anticipez la majoration : au-delà de 45 jours, l’amende passe automatiquement au tarif majoré, souvent plus élevé de plusieurs dizaines d’euros.
Contestez dans les 45 jours en envoyant votre requête en exonération à l’officier du ministère public indiqué sur l’avis, accompagnée des pièces justificatives (photo du radar, témoignage, preuve d’un autre conducteur au volant).
Suivez la procédure judiciaire si votre contestation est rejetée : le dossier peut être transmis au tribunal de police, qui tranchera sur le fond.
Conseil de pro : conservez toujours une copie scannée de votre avis de contravention et notez son numéro avant tout envoi, cela évite bien des complications en cas de litige avec l’administration.
Ne laissez jamais un doute sur la légitimité d’une amende sans réagir dans les délais : passé 45 jours, la contestation devient beaucoup plus difficile à faire aboutir.
Comment récupérer ses points après une infraction
Comprendre ces mécanismes vous évite de vous retrouver à court de points sans solution.
Reconstitution automatique : si vous ne commettez aucune nouvelle infraction entraînant un retrait pendant une période de référence (généralement 2 à 3 ans selon la gravité de l’infraction initiale), vos points perdus sont restitués, comme le précise la Sécurité routière.
Stage volontaire : ouvert à tout conducteur, il permet de récupérer jusqu’à 4 points, dans la limite du plafond légal, en suivant une session agréée par la préfecture.
Stage obligatoire après lettre 48N : les conducteurs en période probatoire ayant perdu un certain nombre de points doivent suivre un stage dans un délai légal de 4 mois, sous peine d’une amende de 4e classe et de complications administratives supplémentaires, comme le précisent les articles R223 du Code de la route.
Plusieurs millions de points ont été retirés pour excès de vitesse en 2024, avec une baisse liée à l’exemption des dépassements inférieurs à 5 km/h, d’après le bilan ONISR.
Un point mérite votre attention : les délais de traitement administratif par l’ANTAI peuvent parfois retarder l’enregistrement d’un retrait de points sur votre solde. Ce décalage technique, déjà observé par le passé, peut compliquer l’évaluation de votre éligibilité à un stage si vous planifiez votre inscription au plus juste.
À quel moment consulter son relevé d’information
Le relevé d’information intégral (RII) reste le seul document qui vous donne une photographie exacte et actualisée de votre solde de points. Les bilans de l’ONISR montrent que la vitesse reste le premier facteur de retrait, ce qui justifie une vérification régulière, au moins une fois par an ou dès qu’une infraction est constatée.
Si votre solde descend sous la barre des 6 points, ou si vous recevez une lettre 48N, c’est le signal pour envisager un stage sans attendre. Les délais administratifs de l’ANTAI peuvent retarder l’affichage d’un retrait, ce qui rend d’autant plus utile d’agir en amont plutôt que d’attendre une confirmation officielle qui tarde.
Ce que ce barème révèle vraiment sur la conduite en France
Le barème 2026 n’a rien de mystérieux, mais beaucoup de conducteurs le découvrent seulement après avoir reçu une amende, jamais avant. C’est là le vrai problème : la plupart des gens gèrent leur capital de points en réaction plutôt qu’en prévention.

L’exemption pour les excès de moins de 5 km/h a rassuré beaucoup de monde, mais elle a aussi créé un faux sentiment de sécurité sur les tranches suivantes, où les sanctions restent sévères. Perdre 4 points pour un dépassement de 45 km/h peut sembler abstrait, jusqu’au jour où il ne reste plus que 3 points au compteur.
Mon conseil est simple : ne traitez pas le solde de points comme une information secondaire. Consultez-le, comprenez où vous en êtes, et si un stage devient nécessaire, ne le repoussez pas jusqu’à la dernière limite légale. Les délais administratifs ne pardonnent pas l’attentisme.
— François Marin
Une solution concrète pour reconstituer votre capital de points
Comprendre le barème, c’est une chose. Agir pour récupérer vos points, c’en est une autre, et c’est là que Mon Permis Solutions intervient directement. Nous proposons des stages agréés par la préfecture dans plusieurs villes du nord de la France, avec un accompagnement pensé pour ne pas vous faire sentir jugé.

Les formateurs, psychologues et spécialistes de la sécurité routière adaptent leur approche selon le profil des participants, qu’ils soient des conducteurs volontaires cherchant à reconstituer leur solde, ou en situation d’obligation après une lettre 48N.
Stages volontaires pour récupérer jusqu’à 4 points, à Rouen et au Havre.
Stage obligatoire lettre 48N pour les conducteurs probatoires, disponible via notre page dédiée.
Stages à Beauvais et en Seine-Maritime pour couvrir une large zone en Normandie et dans les Hauts-de-France.
Pour choisir votre session, il suffit de sélectionner la ville la plus proche et la date qui vous convient sur notre page listant tous nos stages, puis de réserver directement en ligne.
Sources
Pour vérifier ces montants et rester informé d’une éventuelle évolution du barème, référez-vous directement aux textes en vigueur : le barème des amendes forfaitaires et les règles du permis à points sur Légifrance, la présentation officielle de la Sécurité routière, et les bilans annuels de l’ONISR. La législation évolue régulièrement : en cas de doute, la version consolidée sur Légifrance fait toujours foi.
Cet article constitue une information générale et ne remplace pas l’avis d’un avocat qualifié. Consultez un professionnel du droit qualifié à propos de votre cas personnel avant d’agir sur la base de ce contenu.
Questions fréquentes
Quel est le barème des amendes pour excès de vitesse en 2026 ?
Au-delà de 50 km/h, l’amende monte à 200 € minimum avec un retrait de six points, comme le précise le barème officiel.
Quelle est la grille tarifaire des amendes routières ?
La grille repose sur cinq classes de contravention allant de 11 € à 200 €, la 5e classe correspondant aux infractions les plus graves comme les grands excès de vitesse. Ces montants sont fixés par le Code de la route et peuvent être minorés ou majorés selon le délai de paiement.
Quel est le tableau des amendes pour excès de vitesse en France ?
Le tableau distingue six tranches : moins de 5 km/h, 5 à 19, 20 à 29, 30 à 39, 40 à 49 et 50 km/h ou plus, chacune associée à un montant et à un retrait de points spécifique. Les détails complets figurent dans le tableau récapitulatif présenté plus haut dans cet article, avec la source légale correspondante.
Comment récupérer des points de permis rapidement ?
Le stage volontaire reste la solution la plus rapide, puisqu’il permet de récupérer jusqu’à 4 points en une session agréée par la préfecture. Mon Permis Solutions propose ce type de stage volontaire dans plusieurs villes du nord de la France.
Une amende routière augmente-t-elle le prix de l’assurance auto ?
Une infraction entraînant un retrait de points ou une condamnation peut amener l’assureur à revoir le contrat, notamment en cas d’antécédents répétés ou de sinistre lié à l’infraction. Chaque assureur applique ses propres critères, ce qui rend impossible d’annoncer un impact chiffré unique sur la prime.
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