Excès de vitesse : combien de points perdez-vous ?
- francoismarin4
- il y a 1 jour
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Un excès de vitesse peut vous coûter entre 0 et 6 points selon la tranche dépassée. Voici le barème officiel en vigueur, tel que publié par Service-public.fr :
Moins de 5 km/h au-dessus de la limite : 0 point retiré depuis le 1er janvier 2024 (une amende reste due)
De 5 à 19 km/h : 1 point
De 20 à 29 km/h : 2 points
De 30 à 39 km/h : 3 points
De 40 à 49 km/h : 4 points
50 km/h et plus : 6 points, et l’infraction bascule en délit pénal
À retenir : depuis le 1er janvier 2024, les petits excès inférieurs à 5 km/h ne donnent plus lieu à un retrait de points, mais l’amende forfaitaire reste applicable.
Deux précisions importantes avant d’aller plus loin. Pour un conducteur en période probatoire, le capital de départ n’est que de 6 points : la moindre perte est donc proportionnellement bien plus grave que pour un permis plein. Et pour un excès de 50 km/h ou plus, on ne parle plus d’une simple contravention : c’est un délit, avec des conséquences pénales à la clé.
Table des matières
Quel est le barème complet des amendes et retraits de points ?
Le tableau ci-dessous synthétise les sanctions applicables selon la tranche d’excès, en distinguant les situations en agglomération et hors agglomération. Les montants indiqués correspondent aux amendes forfaitaires de référence.

Tranche d’excès | Type d’infraction | Amende forfaitaire (indicatif) | Points retirés |
Moins de 5 km/h (limite > 50 km/h) | Contravention 3e classe | 68 € | 0 (depuis 2024) |
Moins de 5 km/h (limite ≤ 50 km/h) | Contravention 4e classe | 135 € | 0 (depuis 2024) |
De 5 à 19 km/h hors agglomération | Contravention 4e classe | 68 € | 1 |
De 5 à 19 km/h en agglomération (limite ≤ 50 km/h) | Contravention 4e classe | 135 € | 1 |
De 20 à 29 km/h | Contravention 4e classe | 135 € | 2 |
De 30 à 39 km/h | Contravention 5e classe | 135 € | 3 |
De 40 à 49 km/h | Contravention 5e classe | 135 € | 4 |
50 km/h et plus | Délit | Jusqu’à 1 500 € (et plus en cas de circonstances aggravantes) | 6 |

Les montants ci-dessus sont les amendes forfaitaires de base. En pratique, vous disposez d’un délai de paiement minoré (moins cher si vous payez rapidement) et d’un tarif majoré si vous tardez. Pour un excès classé délit (≥ 50 km/h), le montant peut grimper bien au-delà selon les circonstances et la décision du tribunal.
Conseil de pro : vérifiez toujours la « vitesse retenue » inscrite sur l’avis de contravention, pas la vitesse brute affichée par le radar. Les appareils de contrôle appliquent une marge technique (généralement 5 km/h en dessous de 100 km/h, 5 % au-dessus), ce qui peut faire basculer votre excès dans une tranche inférieure — et donc réduire le retrait de points.
Comment est calculée la vitesse retenue, tranche par tranche ?
La vitesse retenue n’est pas la vitesse brute
Quand un radar vous flashe à 74 km/h dans une zone limitée à 50 km/h, la vitesse brute mesurée est 74 km/h. Mais la vitesse retenue par les services de l’État est inférieure, après déduction de la marge technique légale. Concrètement, pour une vitesse mesurée inférieure à 100 km/h, on déduit 5 km/h ; au-delà, on déduit 5 %. Dans cet exemple, la vitesse retenue serait donc 69 km/h, soit un excès de 19 km/h : vous restez dans la tranche 5–19 km/h (1 point retiré), et non dans la tranche 20–29 km/h (2 points).

Ce calcul change tout. Un flashé à 74 km/h en ville peut perdre 1 ou 2 points selon la marge appliquée. Prenez le temps de vérifier la vitesse retenue sur votre avis avant de payer.
Ce que chaque tranche implique concrètement
1 point (5–19 km/h) : contravention simple, pas de suspension automatique. Amende de 68 € hors agglomération ou 135 € en ville.
2 points (20–29 km/h) : même régime contraventionnel, mais la perte commence à peser sur un permis probatoire.
3 points (30–39 km/h) : seuil critique. Une perte de 3 points en une seule infraction peut déclencher l’envoi d’une lettre 48N et l’obligation de stage.
4 points (40–49 km/h) : le préfet peut prononcer une suspension administrative du permis, indépendamment de toute procédure judiciaire.
6 points (≥ 50 km/h) : délit, traitement pénal, suspension quasi systématique.
Exemple chiffré : vous roulez à 118 km/h sur une route limitée à 80 km/h. Vitesse retenue après marge : 113 km/h. Excès : 33 km/h. Résultat : 3 points retirés et une amende de 135 €. Si vous étiez en période probatoire avec 6 points, il vous en resterait 3.
La minoration de l’amende s’applique si vous payez dans les 15 jours suivant la date de l’avis (ou 3 jours en cas de paiement immédiat sur place). Passé 45 jours sans paiement ni contestation, l’amende est majorée automatiquement. Pour les conducteurs professionnels, chaque retrait de points peut avoir des conséquences directes sur leur activité, un sujet que nous abordons dans notre étude sur les risques routiers professionnels.
Que risquez-vous avec un excès de 50 km/h ou plus ?
Du délit à la comparution devant le tribunal
À partir de 50 km/h au-dessus de la limite autorisée, on quitte le domaine des contraventions. L’infraction devient un délit pénal, traité par le tribunal correctionnel. Les conséquences sont d’une autre nature :
Retrait de 6 points (le maximum possible en une seule infraction)
Amende pouvant atteindre 1 500 €, voire davantage selon les circonstances
Suspension du permis de conduire, souvent immédiate sur décision préfectorale
Possibilité d’une peine d’emprisonnement (jusqu’à 3 mois pour un premier délit)
Confiscation du véhicule dans certains cas, notamment en cas de récidive
La suspension administrative peut intervenir dès la constatation de l’infraction, avant même le jugement. Vous pouvez donc vous retrouver sans permis dans les jours qui suivent le contrôle, indépendamment de la suite judiciaire.
La récidive aggrave tout
Chiffre clé : en cas de récidive d’un grand excès de vitesse (≥ 50 km/h), l’amende peut atteindre 3 750 €, la suspension peut être portée à 3 ans et des peines complémentaires s’ajoutent (travaux d’intérêt général, stage obligatoire, interdiction de conduire certains véhicules).
La récidive est caractérisée lorsqu’une même infraction délictuelle est commise dans les 5 ans suivant une condamnation définitive pour le même type de délit. Les conséquences pénales s’accumulent : le tribunal dispose d’une large marge d’appréciation pour alourdir la peine. Pour mieux comprendre comment la justice traite les délits routiers graves, notre article sur la réponse pénale face aux infractions routières donne un éclairage utile sur les mécanismes en jeu.
Permis probatoire : pourquoi chaque point compte double ?
Un capital de départ très limité
Un conducteur en période probatoire démarre avec seulement 6 points sur son permis. La reconstitution est lente : 2 points par an en l’absence d’infraction, ou 3 points par an si vous avez suivi la conduite accompagnée. Atteindre le plafond de 12 points prend donc entre 2 et 3 ans de conduite irréprochable.
Résultat : le même barème de retrait de points s’applique à tout le monde, mais son impact est radicalement différent sur un permis probatoire. Voici ce que ça donne concrètement :
Perte de 1 point (excès de 5–19 km/h) : il vous reste 5 points, soit 83 % de votre capital.
Perte de 2 points (excès de 20–29 km/h) : 4 points restants. Un deuxième excès similaire vous laisse à 2 points.
Perte de 3 points (excès de 30–39 km/h) : 3 points restants, et l’obligation d’un stage 48N peut être déclenchée.
Perte de 6 points (excès ≥ 50 km/h) : permis invalidé immédiatement.
Les limites de vitesse spécifiques au permis probatoire
Les jeunes conducteurs sont soumis à des limitations de vitesse plus basses que les conducteurs confirmés : 110 km/h sur autoroute (contre 130), 100 km/h sur voie express et 80 km/h sur route. Ces limites s’appliquent pendant toute la durée de la période probatoire, quelle que soit la météo ou l’heure. Rouler à 120 km/h sur autoroute en tant que jeune conducteur représente déjà un excès de 10 km/h, pas 0.
Conseil de pro : en période probatoire, traitez les limites spécifiques comme votre vitesse maximale absolue, pas comme un plafond à approcher. La marge entre « je respecte la limite » et « je perds 3 points d’un coup » est très étroite quand on part de 6 points.
Que faire après avoir reçu un PV pour excès de vitesse ?
Le déroulement administratif pas à pas
Recevoir un avis de contravention ne signifie pas que les points sont déjà retirés. La perte de points ne devient effective qu’après paiement de l’amende, émission d’un titre exécutoire ou condamnation définitive. Voici les étapes dans l’ordre :
Retrait de points — il intervient après l’un de ces actes (paiement, titre exécutoire, composition pénale ou condamnation). Vous recevez une lettre 48M informant de la perte de points.
Comment contester un PV ?
Pour contester, vous devez envoyer une requête en exonération accompagnée d’une consignation (somme équivalente à l’amende forfaitaire) à l’officier du ministère public compétent, dont les coordonnées figurent sur l’avis. Les pièces habituellement demandées :
Copie de l’avis de contravention
Tout document prouvant que vous n’étiez pas au volant (si le véhicule appartient à une société ou si un tiers conduisait)
Preuve technique si vous contestez la fiabilité de l’appareil (plus rare, mais possible)
La contestation suspend le délai de paiement, mais ne garantit pas l’annulation. Si le tribunal rejette la contestation, l’amende majorée peut s’appliquer. Pour les conducteurs en période probatoire, contester peut être stratégique quand les points en jeu menacent l’invalidation du permis.
Comment récupérer des points après un excès de vitesse ?
La reconstitution automatique
Le capital de points se reconstitue automatiquement si vous ne commettez aucune infraction entraînant un retrait pendant une période donnée. Le délai varie selon le type de permis :
Situation | Reconstitution automatique |
Permis plein, aucune infraction pendant 2 ans | Récupération de 1 point par an |
Permis plein, aucune infraction pendant 10 ans | Retour au capital maximum (12 points) |
Permis probatoire | +2 points/an (ou +3 pts/an avec conduite accompagnée) |
Ces délais courent à partir de la date de la dernière infraction ayant entraîné un retrait. Autrement dit, chaque nouveau retrait remet le compteur à zéro.
Le stage de récupération de points
Un stage agréé par la préfecture permet de récupérer jusqu’à 4 points en une seule session, dans la limite du capital maximum autorisé. Il dure généralement 2 jours et peut être suivi de façon volontaire (une fois tous les 2 ans) ou de façon obligatoire si vous avez reçu une lettre 48N après une perte de 3 points ou plus.
Le coût d’un stage varie selon les organismes et les villes. Pour avoir une idée précise des tarifs pratiqués, notre article sur le coût d’un stage de récupération de points détaille les fourchettes et ce qui est inclus.
Conseil de pro : ne tardez pas à réserver votre stage si vous avez reçu une lettre 48N. Ce courrier fixe un délai strict pour vous inscrire. Passé ce délai sans stage effectué, votre permis peut être invalidé, même si vous avez encore des points.
Que se passe-t-il concrètement pendant un stage agréé ?
Un stage de récupération de points n’est pas une simple formalité administrative. C’est une formation structurée sur 2 jours, encadrée par des psychologues et des spécialistes en sécurité routière, dont le contenu est défini par arrêté préfectoral.
Les modules abordés couvrent généralement :
Les facteurs d’accidentologie : vitesse, alcool, fatigue, distracteurs
Les responsabilités civiles et pénales du conducteur
Un travail sur les attitudes et comportements au volant (sans culpabilisation)
Les règles du Code de la route liées aux infractions les plus fréquentes
Un volet administratif pour comprendre l’état de son permis et les démarches à suivre
L’objectif n’est pas de punir, mais de réduire le risque de récidive en travaillant sur les comportements. Les stages agréés par la préfecture combinent modules théoriques et ateliers pratiques, avec un accompagnement personnalisé tout au long des deux jours.
« Les stages ne servent pas uniquement à récupérer des points : ils sont pédagogiques et visent à réduire les comportements à risque pour prévenir la récidive, ce qui est crucial pour les conducteurs probatoires. » — Service-public.fr
Monpermissolutions propose ces stages dans plusieurs villes de Normandie et des Hauts-de-France, avec un agrément préfectoral et un taux de satisfaction de 4,9 sur 5. L’accompagnement administratif est inclus : vous n’arrivez pas seul face à vos démarches.
Points clés
Le barème officiel des retraits de points pour excès de vitesse va de 0 à 6 points selon la tranche dépassée, avec un seuil critique à 50 km/h où l’infraction devient un délit pénal.
Point | Détails |
Barème 2024 mis à jour | Moins de 5 km/h d’excès : 0 point retiré depuis le 1er janvier 2024, mais l’amende reste due. |
Seuil délit à 50 km/h | Un excès de 50 km/h ou plus entraîne 6 points retirés, une amende jusqu’à 1 500 € et une possible suspension immédiate. |
Permis probatoire très exposé | Avec seulement 6 points de départ, une perte de 3 points peut déclencher l’obligation de stage 48N. |
Paiement = reconnaissance | Payer l’amende forfaitaire déclenche le retrait de points : contester suspend ce délai. |
Monpermissolutions | Stages agréés par la préfecture en Normandie et Hauts-de-France pour récupérer jusqu’à 4 points, avec accompagnement administratif inclus. |
Ce que je pense vraiment des stages de récupération de points
On entend souvent que les stages de récupération de points sont une contrainte administrative, une case à cocher pour récupérer ses points et passer à autre chose. C’est une lecture qui passe à côté de l’essentiel.
Ce qui m’a frappé, en travaillant avec des conducteurs qui ont perdu des points, c’est que la plupart n’avaient pas conscience du risque réel qu’ils prenaient. Pas par mauvaise volonté, mais parce que personne ne leur avait jamais expliqué concrètement ce qui se passe dans les secondes qui suivent un freinage d’urgence à 90 km/h. Le stage fait ce travail-là. Il met des chiffres et des situations réelles sur des comportements qui semblaient anodins.
Pour les conducteurs probatoires, l’enjeu est encore plus direct : avec 6 points de départ, une seule erreur peut tout remettre en question. Attendre la lettre 48N pour réagir, c’est souvent attendre trop longtemps. Anticiper, comprendre son barème, savoir exactement où on en est : c’est ce qui fait la différence entre un permis qu’on conserve et un permis qu’on perd.
Les stages agréés par la préfecture ne sont pas parfaits, et ils ne remplacent pas une vraie prise de conscience personnelle. Mais ils créent les conditions pour que cette prise de conscience ait lieu, dans un cadre bienveillant et structuré. C’est déjà beaucoup.
Vous avez perdu des points ? Monpermissolutions vous accompagne
Perdre des points, surtout en période probatoire, c’est stressant. Mais la situation est rarement sans issue, à condition d’agir rapidement et avec les bons outils.

Monpermissolutions organise des stages de récupération de points agréés par la préfecture en Normandie et dans les Hauts-de-France : Le Havre, Rouen, Saint-Quentin, Abbeville et d’autres villes. Que vous soyez en stage volontaire pour regagner jusqu’à 4 points, en stage obligatoire suite à une lettre 48N, ou sous ordonnance judiciaire, une formule adaptée existe pour vous.
Chaque session dure 2 jours et inclut un accompagnement administratif complet : vous n’avez pas à naviguer seul dans les démarches. L’équipe est composée de psychologues et de spécialistes en sécurité routière, avec un taux de satisfaction de 4,9 sur 5.
Pour réserver votre place ou vérifier les prochaines dates disponibles, rendez-vous directement sur la page de réservation de Monpermissolutions. Les inscriptions se font en ligne ou par téléphone, et les places partent vite en fin de période probatoire.
Cet article fournit des informations générales sur la réglementation française. Pour toute situation spécifique, consultez un professionnel du droit ou vérifiez les règles en vigueur sur Service-public.fr.
Sources officielles pour aller plus loin
Barème des points retirés par infraction — Service-public.fr
Vitesse au volant : sanctions et limitations — Service-public.fr
Fin du retrait de point pour les petits excès de vitesse — info.gouv.fr
Réglementation pour les jeunes conducteurs — Sécurité routière
Stage obligatoire et récupération de points — Monpermissolutions
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